J. HART DESIGN, le cosplay au niveau de la haute couture

Cet article est une traduction de l’interview Cosplay by McCalls

Joshua Hart est cosplayeur. Il porte d’élégantes robes aux drapées élaboré, de grands chapeaux à fleurs ou à plumes et se déplace sur des escarpins aux talons vertigineux. Sa silhouette ferait rêver les élégantes du début du XXe siècle et inspire les amateurs de mode et de raffinement. Ses costumes aux matières somptueuses et riches, satin de soie, dentelles délicates, taffetas précieux, donne aux cosplay qu’il réalise, un goût de haute couture.

A l’occasion de la sortie de son patron de couture exclusif pour Cosplay by McCalls, Bouquet de Fleur, celui que les cosplayeurs connaissent sous le pseudonyme J. Hart Design a répondu à quelques questions. Avec un BFA in Fashion Design et plus de 10 ans d’experience dans le cosplay et la couture, Joshua a su mettre la barre toujours plus haut. Ces créations rivalisent avec des pièces de créateurs et offrent une excellente vision de son amour des belles silhouettes, des coupes impeccables et des détails minutieux.

Ciel Phantomhive from Black Butler. Photo by Ivan Montoya.

Comment vous-êtes vous intéressé au Cosplay ?
D’abord via quelques festivals médiévaux. Je suis tombé amoureux des brocards et des belles robes et j’ai souhaité apprendre à en créer d’aussi belles moi-même. Je me suis fait des amis dans ces festivals et dans les théâtres, qui m’ont fait découvrir une convention : Otakon. C’était une opportunité pour moi de recréer des costumes de mes jeux vidéo préférés. Je me souviens encore de l’expérience magique qu’était de créer et porter ces costumes, ça me touche encore aujourd’hui !

Quel est votre premier costume ?
Il s’agissait de Cloud Strife de Final Fantasy 7.  Je me suis rendu en convention avec des amis portant des costumes de la même série. J’ai appris à tricoter et à fabriquer une armure pour ce costume. J’étais très très fier de moi et malgré ma technique un petit peu approximative. Je me souviens m’être senti très puissant, comme le personnage lui-même.

Comment avez-vous apprit à coudre ?
Je me suis formé moi-même grâce à des livres et aux très maigres ressources disponibles sur internet à l’époque. J’ai cousu mes costumes à la main les quelques premières années, une excellente opportunité pour moi d’en apprendre plus sur le travail à la main, la manipulation des tissus et la couture elle-même. J’étais bien sur très excité quand mes parents m’ont acheté ma première machine à coudre ! Il y avait, et il y a encore, beaucoup d’erreurs, d’essais. Pour chaque projet je me force à apprendre une nouvelle technique. Chaque erreur me donne plus de motivation pour m’améliorer.

Qu’est-ce qui vous inspire ?
Majoritairement les gravures de mode historiques, ces images d’hommes et de femmes élégants, joliment dessinés dans leurs tenues à la dernière mode. Je me pâme devant les coupes, les textures, les silhouettes qu’ils représentent. J’essaye toujours d’apporter une touche historique dans mes costumes, cela me permet d’ancrer les designs dans une certaine réalité.

Quel est votre costume préféré ?
C’est l’une des questions les plus difficiles ! Les costumes que je crée pour moi découlent de mon adoration pour les personnages et leurs tenues. Je passe des centaines d’heures sur ces créations, du patronage à la couture, en finissant par les détails à la main. Ils sont comme des enfants pour moi : je suis très attaché à chacun d’entre eux.

Parlez-nous de votre processus créatif.
I begin all my costumes with research and brainstorming. The most crucial element of a costume’s success is the maker’s understanding of the character, the world in which they exist, and the techniques needed to bring a two dimensional character into reality. With this information, I am able to source materials, trims, underlining, lining, and notions to suit my reference materials and my design aesthetic. Once the appropriate fabrics are chosen, I begin to create the pattern using a combination of flat patternmaking and draping. I construct a muslin/toile from my initial pattern using similar, but cheaper fabrics. Once the pattern is fitted and design elements are assessed, the pattern is finalized and material consumptions can be calculated for purchasing.

Le Noir Elementalist from Granado Espada, photo by Sorairo-days Cosplay & Photography

Quel costume a été le plus difficile à faire ?
Même les costumes les plus simples peuvent se révéler extrêmement compliqués. Cela dépend des techniques de construction utilisées et des détails cachés de chaque design. Mon costume le plus détaillé est Le noir de Granado Espada. C’ets une robe massive avec crinoline et 17 jupons, des milliers de perles et de strass et des décorations avec des plumes. Ce costume is over pèse plus de 18 kilos et je le porte sur des talons de 12 cm ! C’est réellement difficile de le porter !

Quelle a été votre commission préférée ?
La robe de mariée que j’ai créée pour une de mes plus chères amies. C’était un véritable honneur pour moi.

Sur quoi d’autre travaillez-vous ?
J’ai travaillé comme costumier sur différentes pièces de théâtres et comédies musicales, comme « costume consultant » pour un programme TV qui n’est pas encore sorti, comme tailleur pour homme et couturier pour des modifications de robes de mariées. Actuellement je suis technical designer pour une entreprise à New York.

Pourquoi pensez-vous que le cosplay soit si populaire ?
La popularité grandissante du cosplay peut-être attribuée à l’intérêt massif du grand public pour des films et des séries TV actuels. J’y ajouterai l’impact des cosplayeurs dans les réseaux sociaux et à l’influence de d’une certaine nostalgie pour notre enfance. Mais en réalité, qui ne rêve pas d’incarner ses personnages préférés ?

Fun facts?
Mes mannequins et machines à coudre portent tous les noms de personnages de Scooby Doo…

Le patron Bouquet de Fleur créé par Joshua

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